Toute cette histoire à des airs d'une mauvaise blague dont j'aimerai pouvoir rire mais dont je sais que pleurer. J'ai le sentiment d'être cette poupée dont la vie s'amuse . Chaque matin je me réveille en espérant que tout soit enfin terminer, que ce cauchemar soit fini, me fichant la paix et me laissant retrouver un sourire vrai, et oublié toute souffrance. Mais je reste avec ce mal collé au corps, sans aucun repos. Quand je me retrouve seule avec moi-même, je lutte, je combats les différentes douleurs qui m'affligent &é repousse la peur de voir mon état empirer. Parfois j'ai la tentation de lâcher prise parce que je suis exténuée, je me souviens plus de la période où je contrôlais encore mon corps, aujourd'hui je me sens soumise à des choses qui me rende impuissante pour agir et sauver l'avenir. Je me demande comment je pourrai construire quoi que ce soit alors que je maîtrise même plus ma propre destruction, celle qui me ravage . J'en suis arrivée à avoir peur de chaque seconde qu'arrive en ne sachant pas ce qu'elle me réserve, une bonne ou une mauvaise surprise, des larmes de joies ou de tristesse. Dans ses moments d'abandon, tout nous échappe . Pendant que l'on se perd tout doucement, on voit disparaitre certains visages qui se disaient aimants, ceux qui se disaient protecteur, et ce sont d'autres coups de poings qui assourdissent, d'autres coups de poignard qui s'enfoncent plus redoutables dans la blessure jusqu'à former une grosse douleur.En quelques semaines on devient cet objet sur lequel on se défoule. Puis on voit ses ennemis profiter de la situation, ce sont les amis qui occupent le premier rang d'attaque. Le mal-être qui prenait le corps, finit par atteindre la raison et je me répète sans arrêt que tout ca n'est qu'une illusion, une mauvaise blague. Et les jours qui passent me le prouvent, puisque les meilleurs moment sont les plus court et que celui ci dure depuis un long moment maintenant qu'il est obligé qu'il soit bien réel. Je sais toujours pas en rire, je connais pas encore la chute mais j'la sens qui se rapproche malgré les énorme effort pour la repousser. Assise par terre, contre ce mur, j'attends. Je n'ai plus que cela à faire, attendre.

